romecris

mes écris: poésie, nouvelles, romans... qui attendent vos commentaires... pour pouvoir que s'améliorer...

15 juin 2009

nouveau thême d'écrire

" Ce qui compte, ce sont les liens d'affection qui relient les gens 
entre eux, formant une toile immense et invisible sans laquelle le 
monde s'écroulerait. Le reste, auquel on consacre la plus grande 
partie de son temps en prenant des airs très sérieux, n'a que peu 
d'importance.
Je réfléchissais à cela un matin, assis dans la cuisine en buvant mon 
café, quand la porte s'ouvrit doucement et j'eus la surprise de 
voir... "

°-Mon dieu toi?
_” Bin oui remise de peine, enfin libre.
_” Quel bonheur de te voir enfin en vrai depuis tant de temps.”

Me levant je le serrais contre moi, puis le maintenant à bout de bras je l’observais un instant avant d’aller lui chercher un autre bol.
_” Allez installes toi, mon café n’est sûrement pas aussi bon que celui qu’on te servait là-bas mais mon pain et ma confiture tu verras, j’en suis fiére!
_” T’inquiètes pour ton café, au moins suis sûr que personne aura pisser dedans.”
Ah là là mon vieil ami quel plaisir de te voir là en face de moi. 15 ans de perdus pour des bêtises. Et voilà que à peine sorti, c’est chez moi que tu viens en premier, quel immense honneur.
_” Alors maintenant tu comptes faire quoi? Elisabeth?
_” Non, Elisabeth tu sais bien que je ne peux pas. Je passerai voir les petits de temps en temps. J’ai droit à une place en foyer et j’ai déjà accepté un stage de remise à niveau. Tu sais ils ne me laissent pas sortir comme ça, le nez au vent. J’suis en conditionnel encore pendant 3 ans.
_” Bon alors ce soir tu dors ici. Non non tu ne peux refuser.
_” Honnêtement je savais que tu me proposerais ça. Tu es bien la même que dans tes lettres. Et tes enfants qu’est-ce qu’ils vont dire?
_” Rien on en a déjà parlé. Tu sais le bureau de René est libre depuis qu’il est mort, on y a installé un lit, c’est une chambre d’ami, on espérait un peu que tu agisses ainsi. Et tes affaires, tu n’as pas tout là? Si? Et ta télé?
_” Revendue. Elle a vite trouvé preneur et moi j’avais besoin d’argent pour ma sortie.”
Je l’emmenais à sa chambre. Il posa son sac sur le lit, ouvrit grand la fenêtre.
_” Mais on voit la tour Eiffel!
_” Bin oui c’est un peu notre statue de la liberté à nous deux, non?
_” Tu sais j’ai toutes tes lettres dans mon sac. Tu ne peux imaginer ce qu’elles ont pu m’aider, me soutenir jours après jours. ”Debout devant la fenêtre il souriait. Doucement je m’éclipsais, le laissant déguster la vue de sa fenêtre sans barreaux.
Moi aussi j’avais gardé toutes ses lettres. Et combien de fois ne les avais-je relues avant de lui écrire la suivante, tentant d’avoir les mots qui lui donneraient l’envie de continuer malgré tout. Au début René était plutôt contre, il avait peur. “Tu ne te rends pas compte” me disait-il, “tu écris, tu te lies d’amitié avec un bandit, un voyou?” Alors je lui répondais: “Non René avec quelqu’un de seul.” Puis il était tombé malade et lui aussi s’était retrouvé enfermé entre 4 murs et là j’ai compris qu’en fait il était jaloux quant il m’a fait remarqué qu’à lui je ne lui écrivais pas. Alors tous les jours à partir de ce moment là j’ai posté deux enveloppes. Je l’ai raconté à mon correspondant qui m’a demandé son adresse à l’hôpital. René fut surpris mais lui répondit.
À la mort de René, c’est lui qui m’a aidé. Pendant quelques mois, mes lettres ne furent plus journalières, mais les siennes le restèrent jusqu’au jour où ma peine s’estompant je repris mes bonnes habitudes. Aujourd’hui il était libre et ma plume aussi. Elle allait pouvoir en aider un autre.

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14 juin 2009

viel ami

Ah mon vieil ami
Tout juste sorti de l’oubli.
Avec toi j’ai bien ri
Et repris goût à la vie
Je te dis juste merci!

De retour à Paname
Vas donc dire à madame
dis lui que je l’envie
de t’avoir pour “petit” mari
mais j’en suis ravi
te détournant à mon profit!

“Non mais t’as vu mes quilles?”
Et moi! t ‘as vu ma bille?
Laissons le passé et oublions l’avenir
et du présent il faut rire.

D’être une petite fleur bleue
je ne te ferai pas l’aveu,
Mais tu es son rayon de soleil
qui chante à son oreille.

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18 novembre 2008

la cave de Sylvain

Sylvain leva la tête vers le haut des escaliers...
Tout ce bruit l’énervait. Mathéo était parmi eux, il l’ entendait rire.Sylvain s’accroupit en serrant ses genoux. Il ferma les yeux.
Lorsqu’il les rouvrit il n’y avait plus que le silence, la fête était finie. Des étroites petites fenêtres ne tombait plus qu’une lumière blafarde, on était déjà le soir. Il n’aurait pas du fermer les yeux.
Sylvain se releva doucement dépliant son corps maigre et douloureux, se penchant d’abord au maximum en avant comme si sa lourde tête entraînait le buste vers l’avant, mais elle ne toucha pas le sol et les jambes se déplièrent puis le buste se redressa. La tête de Sylvain touchait presque le plafond.  Maman avait enlevé l’ampoule qui pendait avant au milieu de la pièce après qu’il se soit plusieurs fois brûlé le visage en s’y cognant dessus... Et puis il n’avait pas besoin de lumière puisqu’il n’avait pas d’yeux.
Sylvain se mit à marcher. Il tournait ainsi en rond pendant des heures. Sur le sol l’épaisse moquette bleue avait à certains endroits quasiment disparue là où, inlassablement il tournait, il tournait, il tournait...
Lorsque Sylvain entendit la clef entrer dans la serrure, il alla s’asseoir sur le lit. Contre le mur il y avait toutes les peluches que Matthéo lui avait offertes. Il les poussa se glissa entre elles et remit sur lui celles qu’il avait enlevées. Mathéo arrivait il aimait bien croire que Sylvain jouait.
Il entendit Mathéo descendre avec précaution l’escalier, maman refermait la porte à clef derrière lui. C’était dangereux cette descente il ne voyait pas dans le noir comme Sylvain. Il portait un plateau dans les bras, Sylvain savait ce qu’il y avait dessus. Une grosse part, nn plusieurs part de gâteau, une coupe de glace, des bonbons et une bouteille de lait. Mathéo étai gentil. Sylvain pensa que Mathéo était très obéïssant il faisait bien tout ce qu’on lui demandait. L’enfant alla poser le plateau sur le table qui se trouvait sous une des petites fenêtres grillagées.
_”Viens voir ce que je t‘ai apporté, on jouera après, d’accord? Viens n’ais pas peur.”
“Je sais du gâteaux, de la glace et des bonbons de ton anniversaire. De notre anniversaire! Et je n’ai pas peur mais toi tu devrais avoir peur!” Cette dernière phrase Sylvain ne l’avait pas faite entendre à l’enfant devant lui, ce n’était pas encore le moment. Mathéo trssailllit comme à chaque fois, un frisson le parcouru. Il vint prendre Sylvain par la main, l’emmena devant la table,le fit asseoir sur la chaise.
_” Manges vite avant que la glace fonde. Tu sais je t’aime moi?” Et il le serra dans ses bras. Sylvain posa sa grosse tête chauve sur l’épaule de son frère.
Les yeux de Mathéo s’était habitué à l’obscurité et il fit un tour rapide de la grande pièce nue. Sur l’étagère du fond tout était bien rangé. Sylvain semblait ne jamais touché à ses affaires, même les vêtements restés impeccablement rangés pourtant chaque jour Sylvain obéissait à Maman il changeait de tenue tous les matins après sa douche. Il soupira, pas un seul jouet au sol, pas un crayon hors de son pot. Il regarda Sylvain manger, pas une miette à côté et quel silence, lui il deviendrait fou, mon pauvre Sylvain et encore une fois il eut un geste doux vers son jumeau.
Le plateau finit Sylvain se leva, alla chercher une feuille sur l’étagère, dessus il avait dessiné un demi-soleil jaune avec ses crayons de couleur, qui tenait toute la page et par dessus avait écrit: “Bon anniversaire”, il la donna à son frère.
_” Je dois y aller on va manger ce soir chez tante Linette, au retour je descendrai te dire bonsoir.................................. tu veux bien que je dorme ici cette nuit avec toi, comme avant?? J’emmènerai mes... nos cadeaux, d’accord???”
“Oui je sais, montes vite ou papa va encore te frapper. Je t’attendrai petit frère.”
Lorsque la porte se fut refermée Sylvain se remit à tourner. Mathéo était arrivé chez tante Linette, il le savait, il s’accroupit alors, ferma les yeux et alla rejoindre son frère....


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09 novembre 2008

torture

La chaleur écrasante m'assommait encore plus que les coups qui avait
plu sur moi la veille. La nuit était tombée, dans le marigot d'à côté
des crapauds chantaient un swing effréné pour leurs belles... et il
résonnait dans ma tête plus fort que des centaines de tam-tams
africains. Ma Belle à moi m'attendait elle aussi de l'autre côté de
la frontière. Lorsqu'ils m'avaient enlevé mes vêtements ils avaient
aussi récupéré ma montre, mon alliance et le petit bracelet
multicolore que Anaïs m'avait offert pour la fête des pères...

La couverture qui servait de porte se souleva et une femme parut avec
un bol et une bouteille contenant un liquide marron. Elle les posa à
deux mètres de moi sans me regarder.

_"S'il vous vous plaît, je ne pourrai pas manger avec les bras
attachés dans le dos. Détachez moi!, pitié"

Elle leva les yeux mais les détourna de suite, malgré sa peau brune
je vis ses joues se colorer et elle sortit précipitamment en secouant
la tête.
J'avais l'impression d'avoir l'intérieur de la bouche tapissé de
papier buvard. Il fallait que je boive. Je rampais donc jusqu'à la
bouteille. Cet exercice réveilla une douleur ignorée jusque là dans
ma jambe gauche. Je mis un temps qui me parut une éternité pour y
arriver. Me redressant sur un coude je pris le goulot entre mes
lèvres mais un coup de pied me l'arracha et l'envoya s'écraser contre
le mur, des gouttes d'eau et des éclats de verres me giclèrent au
visage, je me laissais tomber sur le dos en détournant le visage pour
m'en protéger.
Des mains me saisirent par les chevilles et me traînèrent dehors. À
l'extérieur l'air semblait plus frais. On me traîna ainsi sur une
centaine de mètres, je ne distinguais que des jambes de pantalons
kakis et des randgers dont j'essayais tant bien que mal d'esquiver
les coups.
On me redressa, me détachant les pieds et les mains pour m'attacher
entre deux poteaux, en croix, légèrement suspendu par les poignets,
bras et jambes autant écartés.
Un homme s'approcha de moi et me cracha au visage.
_"Qu'es-tu venu chercher?"
Un fouet claqua derrière moi et une douleur me scia en deux.
Au loin les crapauds jouaient toujours leur musique entêtante. Un
grillon énervé, caché dans le chaume d'une des maisons voisines,
lança un bref cri de détresse.
"Petit grillon ton avertissement vient trop tard. Le fouet s'était
remis à claquer. Mon esprit se focalisat sur le grillon essayant de
rejeter la douleur et l'homme en face de moi que mes yeux ne voyaient
plus qu'à travers une brume de larmes.
La douleur allait et venait semblant suivre le rythme de ces maudits
croassements.
_" Arrêtez! Fermez la!"Je hurlais aux crapauds de se taire.
L'homme me gifla, puis m'écrasa sa cigarette sur le torse avant de
s'éloigner en s'en rallumant une autre. J'avais perdu la notion du
temps. je réalisais que j'avais perdu connaissance.
L'aube pointait.
Le soleil était au zénith lorsque deux hommes vinrent me détacher
pour aller me jeter à l'arrière d'un camion. Mais ce fut à la nuit
noire qu'ils me firent rouler hors du véhicule en mouvement. Mon
atterrissage sur le sol s'accompagna d'une nouvelle douleur au niveau
du bras gauche qui me refit perdre connaissance.

_"Colonel, colonel. vous me voyez?"
Je fis un léger signe de tête qui provoqua une telle douleur que je
hurlais un oui.

Ce ne fut que quelques heures plus tard que j'émergeais réellement.
>

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08 novembre 2008

l'igloo

_"Hou, hou... tu es où????"
Dans le froid sibérien du sud du Québec Mme Théière cherche
désespérément sa moitié, ses enfants fatigués d'entendre ses hou hou
(pourtant de circonstance puisqu'on est jour d'Halloween) se sont
joint à elle.
_" Mais maman tu es sûr qu'il n'est as sorti???
_" Oui j'en suis certain et puis regardes il aurait mis ses
chaussures et laissé ses chaussons, non????
_" Oh ça.....
_" Qu'est-ce que tu sous entends là???
_" Rien rien où plus si que vous adultes êtes capables de faire
tellement de trucs insensés...
_" Ah parce que tu n'es plus un adulte là, ce n'était pas ce que tu
disais ce matin.
_"Mais si bien sur mais de la nouvelle génération, ça change toute la
donne voyons mana, bon laisses tomber tu ne peux pas comprendre de
toutes façons..."
Monsieur chat qui participait activement aux recherches se mit à
se frotter au bas des escalier en miaulant... e lorsque Mademoiselle
Théière voulu le prendre dans les bras il la gratifia d'un coup de
patte et s'étirant debout au maximum il appuya sur une petite poignée
minuscule et une porte s'ouvrit sur le mur bordant les escaliers...
_" Hep maman il y a un passage secret dans notre maison !"
Et tous les trois, en silence. Le fiston d'abord, la mère le tenant
par les épaules suivis par la fille il descendirent les escaliers
avec circonspection... au loin un bruit de Formules 1 se faisait
entendre...
Leur tournant le dos, Mr Théière est là!
Assis dans un gros fauteuil de direction devant un énorme bureau où
trône un ordinateur dernier cri, Mr Théière suit sur sa chaîne
européenne préférée une course de formule 1...
Les enfants et leur mère complètement abasourdis découvre une pièce
aux murs tapissés de grandes bibliothèques où pas un millimètre
d'étagère n'est laissée libre de livres, des poches, des gros livres
et même des vieux livres d'avant 1900... au sol une épaisse moquette
donne un aspect encore plus cocoon à cette espace clos où aucune
fenêtre ne laisse passer de lumière, uniquement éclairée par la
grosse lampe de baroque surplombant l'ordinateur.
_" Mais c'est quand que tu t'es fait installé cette pièce???"
Mr Théière, le chat sur les genoux s'est retourné.
_" Ah je m'en douté bien qu'un jour où l'autre mon vieux compagnon me
trahirait. Mais je ne t'en veux pas va..." Prenant le chat sous les
pattes avant il le déposa sur le fauteuil d'où il venait de se lever.
_" C'est moi qui ai out fait! Profitant de chacune de vos absences
pour avancer... Hum vous enlevez même vos chaussons ici s'il vous
plaît!"
La mère resta sur la dernière marche d'escalier mais le fils alla
s'installer devant l'écran comme hynoptiser et la fille, elle se mit à
faire le tour de la pièce caressant le la main le dos des livres,
puis saisissant un ouvrage, elle tourna vers son père.
_" Je peux?
_" Bien sûr tu te doutes que tous les livres que j'ai pu te prêter
sont là ma grande...
_" Et bien dire qu'on a pas de télé car Mr disait que c'était nul
mais tu et la mattes ici en cachette, il est beau notre père!!!!! Et
puis moi tu me refuse un petit ordi de rien du tout et toi t'as le
plus cher.
_" Ah ça c'est le privilège de celui qui travaille mon fils..."

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27 septembre 2008

jeux de mains

Jeu de mains


Carressantes
Ou aimantes


Travailleuses
Ou parresseuses


Leucorettes
Ou muettes


Nos mains
Font de nous des  Humains!

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26 septembre 2008

jardin d'enfance

Jardin d'enfance


Jouons avec le temps
Jouons avec l'enfant
Avec le temps qui court
Et l'enfant de l'amour.


Les feuilles tombent
Et l'enfant les ramassent
Laissant au temps qui passe
L'espoir d' échapper à la tombe.


L'enfant regarde le ciel
Y voyant milles et une merveilles
Que j'ai depuis longtemps oubliées
Mais grâce à Lui aujourd'hui rappellées.


Pour l'enfant la vie est éternelle
Mais pour moi trop courte et trop réelle
Pourtant, je Lui laisse le tendre bonheur
De me réinventer chaque jour un monde meilleur!



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01 août 2007

l'ombre fuit

Pendant que j'imprimais puis trafiquais des cours pour mes
donzelles... il m'est venu ça:

J'ai froid la nuit
Mon corps s'ennuie
j'ai peur la nuit
Mon ombre m'a fuit...

Tu avais peur de l'abandon
Et tu m'en as fait don
En perdant la raison.
Cherchais-tu mon pardon?

Je souffrais ta douleur
Je respirais ta chaleur
M'entourant de ton odeur
Je calquais ton coeur

Je ne t'ai jamais affligé
Et si certains t'ont corrigé
Je n'ai voulu moi que t'aimer
Toi à l'âme tourmentée.

Mais où es-tu aujourd'hui?
Dans cette ombre qui luit?
A ma chambre tu tapes à l'huis
Mais à l'oreiller tu'ne t'appuies,

Pourtant j'ai crié ton nom
Et si je n'émets plus de son
Je hurle plus que de raison
Essayant de toucher ton diapason!

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12 juillet 2007

j'aime à penser

J’aime à penser
Que je vais te retrouver
Que la porte va s’ouvrir
Et que tu vas me sourire....
Que d’espoir incongru
Que d’espoir mal venu...
Mon coeur toujours prisonnier
Aime à toujours espérer...
Mais la sagesse toujours présente
En tresses jamais contentes
M’attache à la Terre
Et jamais ne me confère
Le droit de m’échapper
Au présent éclipsé
Aux journées ensoleillées
Par sept soleils aimés.

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11 juillet 2007

1 an bientôt

Un an, une longue année
Depuis ton départ en fumée.
Le lit est devenu trop grand
Ta présence s’est fait vent
Ton souvenir m’est tourments
Mais jamais ne me ment
Quand à ton départ
Est-il fruit d’un hasard
Un peu voulu de ta part?
Plutôt une mort sur ordonnance
Reçue comme une pénitence...
Aujourd’hui je cherche dans le noir
Mon âme soeur, mon coeur miroir
Qui m’a laissée seule avec pour tout avoir
La longue attente du grand soir....

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15 mai 2007

theme d'écrire: l'idiot et la porte...

les mots avaient été dit.
les poêmes lus.
Les cris avaient déchiré.
Les larmes avaient coulé et les pleurs éclaté.
Les mouchoirs mouillés se rangeaient.
L'Idiot sous sa couverture de roses bleues s'avançait vers la porte.
Une belle porte de pin blond s'ouvrant sur une autre porte d'acier bleu.
La porte en bois s'ouvrit comme des bras accueillant le laissant
s'avancer entre ses vantaux.
La porte d'acier épaisse comme une porte de coffre fort sans les
lourds volants, glissa silencieuse sur ses rails.
Alors l'Idiot sous sa couverture de roses bleues dépassa les portes
qui se refermèrent sur lui .
L'enfer et son feu venait de l'accueillir.............

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07 mars 2007

soirée

_"Maman j'ai faim!"
_"Mets la table le repas sera prêt dans un petit quart d'heure..."
_"Ah non alors, c'est à Michelle de le faire!"
Je la regarde sortir de la cuisine emportant le plus discrètement possible un morceau de pain...
_"Tu finiras ton assiette j'espère???"
Laureline fait un pas en arrière et se retourne vers moi en me faisant un sourire à la Snoopi, puis mord dans son quignon...
_"Tu fais comment??? Et on mange quoi ce soir??
_" D'abord on ne parle pas la bouche pleine et ensuite tu le sais puisque c'est toi qui a mis le quinoa dans le lait.
_"Ah oui c'est vrai... Tu viens Nunu, on va promener..."
Le gros chien se lève en baillant et s'étirant paresseusement...

_"Maman j'ai finis mes fiches je peux aller avec elle???"
Sans même attendre ma réponse, Soluce a ramassé ses affaires et a refermé son bureau... je les entends se disputer dans le couloir, So veut aller voir les chevaux alors que Laure veut simplement aller faire courir et jouer avec Nunu... je les mets d'accord en leur demandant de ne pas sortir du jardin... So grogne mais suit tout de même sa soeur... elle et les chevaux une grande histoire d'amour...

Cendrine lit devant la cuisinière à bois, la chaise en équilibre sur ses deux pieds arrières et retenue par ses propres chevilles coïncées dans la main courantes du massif et chaud engin. Quand je pense que cette idiote au CMPP m'avait affirmait qu'elle ne lirait jamais... si elle la voyait dévorant livre sur livre... franchement j'suis fière de moi d'avoir su leur tenir tête à tous ces imbéciles.... Maintenant il me faut arriver à l'amener à écrire mieux qu' orthophoniquement mais on progresse on progresse...

_"Maman ton lait déborde pourtant le feu est éteint...."
_" Et tu ne peux pas remettre du bois, il est juste sous ta main gauche... et enlever le couvercle de la casserole ce que Laure a oublié de faire."
_"Non c'est trop dur et puis là Exuspère va sûrement se faire trucider si je pose mon livre..."
Pourtant en soupirant de manière ostensible elle pose les pieds par-terre mais tellement lentement que j'ai déjà pu enlevé le couvercle de la casserole, pu en touiller son contenu et nettoyé l'épanchement lacté.
Le feu a repris et la demoiselle est repartie au temps de Louis XIV...

Ne trouvant pas Michelle je mets moi-même la table, du moins j'y pose bols et couverts indispensables à la dégustation de la soupe.
Il n'est pas encore 19H, je m'installe alors à côté de Cendrine dans le rocking chair que Françis m'a fabriqué à la naissance d'Aline et prenant cette dernière pour une tétée câlin, je me laisse allée à goûter au calme de la maisonnée....




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04 mars 2007

thême.......

Citez le nom d'un outil, d'un arbre, d'une fleur, et la couleur 
d'une voiture vrombissante et à partir de ces quatre noms écrivez une 
histoire.

Lentement il éteignit son ordi... une de ces bécanes sophistiquées qu'il faut ménager en fermant méthodiquement toutes les fenêtres avant l'instinction finale sous peine de ne pouvoir le rallumer... sans l'aide de la hotline basée de l'autre côté de la grande flaque...

Il se laissa aller dans son gros fauteuil et se laissant bercer par le doux ronron crépitant du feu dans la cheminée qu'il venait d'allimenter de grosses bûches de bon bois de chêne, sa pipe chaude au creux de sa main, le coude nonchalamment appuyé sur l'accoudoir gauche.

Il ferma les yeux et son esprit contrairement à son corps alangui se mit en route tel le merveilleux bolide rouge qu'il aimait à faire wrombrir dans le garage mais qu'il n'osait sortir de peur de l'égratigner aux épines des magnifiques buissons de roses que sa chère épouse avait plantés juste devant la porte..

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30 janvier 2007

le portail

_" Tu as les clefs?"
Je lui tendis les deux petites clefs... les filles se pressaient 
derrière nous excitées comme des puces.
Avec un demi sourire il fit tourner la petite clef jaune dans la 
serrure, dans le sens inverse à celui d'une montre, le monsieur nous 
avait répété au moins vingt fois que toutes les serrures de la maison 
étaient montées à l'envers... une fois, deux fois puis se tournant 
vers moi:
-"Donne la puce à sa soeur!"
Je lui obéis et et après m'avoir prise dans dans les bras, il ouvrit 
la porte d'un coup d'épaule et pénétra dans ce qui devrait être à 
partir de cet instant notre "chez nous", notre "sweet home"...
Nous aurions pu nous éparpiller mais comme pour mieux partager ce 
bonheur tout neuf, c'est en nous donnant la main, la puce dans mes 
bras, Mymy dans les siens très éffrayée par ces grandes pièces vides 
et sombres, mais très vite dès que les volets claquèrent en s'ouvrant 
poussés par des petites mains craignant le contact avec les toiles 
que les dernières seules occupantes de cette vieille bâtisse
avaient patiemment tissées... elle partit curieuse à la suite de ses 
exploratrices de soeurs...
Me prenant par les épaules il me poussa sur la grande terrasse.
_" Tu te rappelles nos rêves,  d'écriture à l'ombre tout en 
surveillant les filles en bas en train de jouer dans le jardin..."
Je découvrais alors le jardin que nous ne connaissions pas encore...
Quatre furies nous entourèrent alors.
_"Papa, Maman on veut y descendre!
_"Ok, on y va mais par le portail!
_"Mais il y a une porte qui y va dans l'atelier???
_"Oui mais moi je veux passer par le portail!
_"Bon et bien les filles vous avez entendu votre mère? Tout le monde 
dehors et on en profitera pour rentrer la BX et la vider..."
Le chien aussi excité que les gamines faisait des aller retour dans 
les escaliers entre les filles et nous, moins pressés qu'elles et le 
descendant de manière plus prudente...
Le portail ne présentait pas de serrure mais tenait fermé par une 
grosses chaîne qui passait entre deux des grosses planches de bois
qui le formaient. La chaîne eut du mal à s'extraire de sa prison, et 
le vantail rustique s'ouvrit avec difficulté... les filles cette fois 
se précipitèrent à l'intérieur comme des clientes devant un grand 
magasin le premier jour des soldes...
Je ne bougeais pas mais fis un signe à une des filles pour qu'elle me 
prenne la puce.
Il lui fallu une bonne minute pour qu'il réalise que je ne l'avais 
pas suivi et qu'il revienne à moi.
_"Tu ne viens pas? Pourtant tu devrais être contente, il y a de 
superbes rosiers."
Il m'observa en silence stupéfait.
_" Mais... Tu attends quoi?
_"Toi!"
Il éclata de rire.
_"Tu y as pris goût on dirait."
D'un geste tendre il me reprit dans les bras et pénétra dans le 
jardin... mais cette fois lorsqu'il ne me reposa il me maintint 
contre lui et m'embrassa.

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22 décembre 2006

collectif pour la liberté d'instruction

Collectif pour la Liberté d’Instruction
Rapport de la commission parlementaire sur les sectes mardi 19 décembre 2006

Le Collectif pour la Liberté d’Instruction (CLI), composé d’associations et de parents favorables à l’instruction à domicile,  s’indigne de certaines des propositions du rapport de la commission d’enquête parlementaire relative à l’influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs qui vient d’être rendu le 19 décembre 2006.

S’appuyant sur le seul cas particulier de l’« école de fait », de la communauté de Tabitha’s Place, la commission propose des mesures qui portent atteinte à la liberté de choix et à la liberté pédagogique de toutes les familles qui instruisent leurs enfants à domicile.

La commission propose de soumettre le choix de l'instruction en famille à l’autorisation de l’inspecteur d’académie, les raisons de ce choix pouvant se justifier « dans l’hypothèse de la maladie, d’un handicap de l’enfant, d’un déplacement de la famille et de tout autre motif réel et sérieux des parents » (p. 160 du rapport). La commission préconise en outre d’imposer aux familles une inscription dans un établissement à distance public ou privé reconnu par l'état.

Ces deux mesures ne sont nullement indispensables pour lutter contre les écoles de fait qui sont déjà interdites en France depuis plus d’un siècle.  Elles auraient pour effet de restreindre le droit à l’instruction en famille. Elles bafouent  le droit constitutionnel à la liberté d’enseignement et le droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions philosophiques prévu par la Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’homme. Quelles raisons « réelles et sérieuses » donneront lieu à une autorisation ?  L’inspecteur d’académie, représentant de l’Éducation Nationale, sera seul juge. Saura-t-il rester impartial ? Quelle sera la liberté pédagogique des familles à qui sera imposé le recours à un enseignement à distance ? Beaucoup de parents ont des méthodes pédagogiques différentes de celles proposées par les cours par correspondance et la législation actuelle autorise cette diversité.

Nous relevons enfin que la commission d’enquête n’a pu citer aucun chiffre témoignant de dérives sectaires dans l’instruction en famille pour justifier de telles restrictions.

Les associations qui réunissent les familles qui font ce choix n'ont pas été entendues par les membres de cette commission avant que ce rapport soit rendu,  alors que des rendez-vous avaient été sollicités.

Elles s’opposeront à tout projet de loi comportant de telles mesures liberticides.

Collectif pour la Liberté d’Instruction

Les Enfants D’Abord, LED’A
http://www.lesenfantsdabord.org/
Communiqué du 28 novembre 2006 : http://www.lesenfantsdabord.org/file/Comm_presse_sanscontacts281106.pdf

Libres d’Apprendre et d’Instruire Autrement, LAIA.
http://laia.asso.free.fr/
Communiqué du 25 novembre 2006 :
http://laia.asso.free.fr/comm.html


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30 septembre 2006

un blog à aller lire

http://sa73be.over-blog.com/

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10 septembre 2006

par la fenêtre...

Il fait chaud, malgré le ventilateur une goutte de sueur me coule dans le dos... le thé dans le pichet s’avére toujours aussi chaud. Je lève le pied de la pédale de la machine et lentement m’étire... Je me surprend à rêver, suivant le vol joyeux des hirondelles juste devant ma fenêtre... ne pourraient-elles pas comme les chauve-souris la nuit entrer jusque dans notre maison pour nous y débarrasser de ces maudites mouches qui passent leurs journées à nous harceler...

Un bruit d’eau et de rires d’enfants me font me lever et me pencher par la fenêtre... du rosier grimpant aux grosses roses rouges que Clémentine pille sans pitié pour faire son délicieux sirop, l’odeur capiteuse me donne envie de fermer les yeux pour en saisir toute sa force... mais une odeur de chlore me ramène à la réalité... houlala faudra que je vérifie le PH de l’eau de la piscine...
_”Bonzour Maman!”
un petit bouchon coincé dans son bateau bouée m’a de suite aperçue.
_”Bonjour mon amour, il est où ton chapeau???
_”Dans l’eau!”
Imperturbable elle n’en pas pour autant continué à pédaler avec ses petites jambes pour tourner autour de ses sœurs.
_”Maman regardes comme je nage bien!
_”Oui ma chérie!”
Et ma grande nageuse le gros masque de plongée de son frère lui mangeant tout le visage, de se jeter les mains jointes en avant et de traverser en une brasse très coulée toute la piscine et juste de temps de reprendre sa respiration de recommencer en sens inverse...
_”Si elle essayait de flotter au moins, mais au moins elle passera sous toutes les vagues à l’océan...” et les deux grandes de surenchérir entre deux poiriers ou roues aquatiques plutôt écroulées ou écroulantes...

À une distance respectueuse de la piscine, du moins hors de portée d’une éventuelle projection d’eau, nos chats et chiens dorment à l’ombre du prunier exposant à qui mieux mieux leurs ventres blancs ou roses... Peluche, notre grassouillet cochon a daigné lever la tête et me lancer un grognement mécontent, je l’avais dérangée dans sa sieste, avant de refermer les yeux...

-”J’en connais un qui va prend un bon coup de soleil!”

Dans son hamac l’homme dort aussi... son ibook posé sur son ventre se soulève doucement au rythme de sa respiration régulière... et bien ce n’est pas comme ça qu’il sera vite fini son roman...
Cinq têtes se sont redressées puis retournées vers ce même point du jardin, et en chœur aussi dix petites mains se sont mises à lui jeter de l’eau...

-”Eh vous êtes folles mon ordi!”

Le voilà bien réveillé et plutôt de méchante humeur, il a failli tombé et l’ordi aussi... son regard se lève vers moi et un sourire apparaît.

-”tu viens te baigner??? Je ne devrais pas te poser ce genre de question, n’est-ce pas??? Moi je vais aller me venger!”

Et le voilà déjà dans l’eau... qui d’un coup se fait agitée... il disparaît sous deux combattantes bien décidées à vendre chèrement leurs peaux, le petit bouchon effrayée se cramponne au bord. la nageuse a perdu son masque et hésite...

Enfin les vagues s’apaisent et des rires éclatent, le père et les filles nagent de concert les uns derrière les autres formant un courant auquel le petit bouchon ne peut résister et qui l’entraîne dans une ronde folle qu’elle finit poussée en avant par sa sœur qu’elle gêne pour passer... quant au papa le voilà transformé en radeau par une nageuse qui l’étrangle avec bonheur...

-” Il est 4 heures, le goûter est servi!”...
........

-”Maman, Maaaaaaman! Tu rêves??? "

Oui je rêve, je rêve au temps passé qui ne reviendra plus...


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20 août 2006

étoile filante

Bras dessus bras dessous, nous promenons les chiens avec Clem... la nuit est belle, le ciel lumineux constellé d'étoiles...
-" Tu crois qu'on verra une étoile filante???
-"J'en ai vu plusieurs chez papa.
-"Tu crois que si j'en vois une et que je fais le voeux de retrouver Fab ça marcherait?
-"Je t'interdis de faire ça, tu te rends compte dans quelle merde tu nous mettrais???
-"Mais non je voulais dire qu'il me reviendrait...."
On se tait toutes les deux... chacune dans nos pensées, le nez en l'air, la tête dans les étoiles, des avions se croisent...
-"Tu sais maman en juin j'en ai vu une et j'ai fais le voeux que tout s'arrange... mais je ne voulais pas de cette façon..."
Que des culpabilité, que de regrets pourquoi nous as-tu laissées????


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17 août 2006

bonheur

La porte s'ouvre d'un coup sur un Will portant un bébé assis devant lui, comme dans un fauteuil.... Léo sourit en me voyant et me tend les bras...
_" Coucou c'est nous..."

Dehors il pleut mais j'ai l'impression que ma cuisine d'un coup c'est illuminée... serait-ce Noël, le bonheur est installé chez nous pour quelques heures...

L'enfant dans mes bras gigote en voyant ses tantes qui l'embrassent, déjà il part dans les bras de l'un d'elles vers la salle de jeux d'où bientôt ne sortent plus que des bruits joyeux d'enfants heureux d'être ensemble.

Ma bru m'embrasse, me demande si ça va.... me raconte leur petite vie simple, leurs derniers petits soucis domestiques.
C'est bientôt l'heure du repas, je leur demande si ils restent manger, Will me répond: "Oui si il y a de la sauce bolognaise buitoni et des pâtes lustucru." Laétitia l'admoneste et lui dit qu'il n'y a pas plus chiant que lui , puis à moi qu'il restent, il se propose de m'aider...

Je vois tout à coup apparaître Léo debout qui donne la main à sa tante à peine plus vieille que lui d'un an, il vint vers moi très fier de sa prouesse...

À table nous seront presqu'autant qu'avant... et même si les bras qui m'entourerons le cou tendrement pour me dire qu'il est heureux d'être là ne sont plus les même, qu'ils sont doux....


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13 août 2006

la leçon de latin

envoyé à mon beau-père.....

Nous répétons plusieurs fois d’une seule voix la première des phrases que j’ai copiées sur le tableau.
Puis je commence à la décortiquer:
_”

La porte s’ouvre brutalement sur Fab.
_” Pourquoi vous vous enfermez?
-”On bosse Fab, comme tu peux le voir on fait du latin alors ta musique nous gêne un peu et le tableau est derrière la porte alors je la ferme, c’est tout.
-” Non simplement tu veux m’éviter, tu me fuis, t’en as marre de moi, tu ne m’aimes plus...
-”Mais non bébé je t’aime mais là je dois m’occuper un petit peu des filles.
-”Les filles, les filles, il y en a marre, il n’y en a plus que pour elles, tu n’es plus jamais jamais avec moi.
-”Écoutes on finit vite cette leçon puis je suis tout à Toi, tu n’auras qu'à venir avec moi sur le balcon étendre le linge et puis tiens tu ne veux pas leur faire cours toi, tu en as fait toi du latin, moi non, alors ce sera plus facile...
-”Tu parles, je ne m’en rappelles absolument, j’en avais rien foutre du latin c’était encore une lubie de mon père ça et toi là tu fais pareil que lui tu leur fais faire les trucs qui te plaisent à toi .”
-” C’est pas vrai, je veux en faire moi j’en aurai besoin plus tard à la fac pour être véto!” s’écrie Marie-Laure en se levant de sa chaise. “Vous venez les filles, de toutes façons c’est foutu, on ne fera plus rien là, on va se foutre un film.”
-”En anglais!
-” Évidemment en anglais...”
Les filles passe devant Fab et moi, il grommelle , je ne le comprends pas mais Marie-Laure oui, ils commencent à se disputer, je dois m’interposer.
-”ça suffit Marie-Laure, sort!”
La gosse sort en claquant la porte.
Fab s’est assis sur une des chaises des filles.
-” Tu vois elle aussi elle ne m’aime pas!
-”Non Fab, elle t’aime mais elle aimerait pouvoir travailler tranquille, elle a un avenir à préparer elle...”
Aaaahhhhh que n’ai-je dit???
-” Ah ça c’est sur moi j’suis un raté sans avenir, bon qu’à se jeter dans l’Adour!
-”Non non Fab tu es un homme merveilleux, le plus beau, le plus intelligent, si tu faisais ça qu’est-ce que je deviendrai moi????
Je me suis approché de lui il me serre la taille son visage enfoui au creux de mon ventre, il pleure.
-”Fab mon amour ne dis plus ça je t’aime tu le sais, j’ai confiance en toi en tes capacités, tu es ma vie mon avenir, mon best-sellers.”
Ses cheveux sont doux sous mes doigts.
-”Allez viens je vais te donner un petit coup de rasoir, cette barbe est un peu trop longue pour moi!”
Je le prends par la main, il se lève et me suit....


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